CAMPAGNES & ENVIRONNEMENT – Vers la transparence sur l’origine du miel

11/10/2018 

« LA LOI ÉGALIM OBLIGE L’ÉTIQUETAGE DE L’ORIGINE NATIONALE DU MIEL SUR LE POT. UNE MANIÈRE DE RASSURER LE CONSOMMATEUR SUR LE MIEL QU’IL ACHÈTE. THÉMATIQUE QUE LE SYNDICAT FRANÇAIS DES MIELS (SFM) TRAVAILLE DÉJÀ AVEC SES ADHÉRENTS.

Ajout de sucres, faux miel, origine hors Union européenne… autant de sujets d’inquiétude pour les consommateurs lors de l’achat de leur pot de miel. C’est pourquoi le syndicat français des miels (SFM) tenu à rassurer, lors d’une conférence de presse organisée le 4 octobre à Paris. L’occasion de revenir, aussi, sur l’adoption définitive de la loi Égalim, qui oblige l’étiquetage de l’origine nationale du miel sur le pot.

TRAÇABILITÉ ET CONTRÔLE

Les entreprises du syndicat couvrent 50 % du miel vendu en France et dépensent chaque année 1,944 M € en analyses internes pour vérifier la présence de pesticides, métaux lourds, ajouts de sucre dans leurs miels. “Pour bénéficier de l’appellation miel, rien ne doit être enlevé, ni rajouté”, rappelle Vincent Michaud, Président du SFM. Le syndicat s’est engagé dès 2017 dans une charte de déontologie pour respecter tous ces principes. En matière d’étiquetage, le SFM appelle à une harmonisation européenne pour rendre obligatoire l’indication de l’origine nationale des miels. Tout en rappelant que l’origine n’est pas gage de qualité.

ENGAGEMENT POUR LA BIODIVERSITÉ

Au-delà du respect de la qualité de leurs produits, les membres du syndicat s’engagent aussi à préserver l’environnement dans lequel évoluent leurs apiculteurs. En témoigne la démarche de l’entreprise Culture Miel, qui s’est associée à “C’est qui le Patron ?!” pour lancer, d’ici à quelques semaines, des pots de miel sous cette marque. “Les consommateurs ont souhaité que 11 centimes du prix de vente du pot de 250 g soit dédié à la création d’un fonds qui servira à mener des actions en faveur de la biodiversité”, explique Thierry Lauvergnat, Président Directeur Général de Culture Miel.

Le Syndicat du miel en chiffres :

  • 13 entreprises ;
  • 50 % des miels vendus en France, soit 7 000 tonnes par an ;
  • 80 % des miels de GMS. »
JULIA LANDRIEU

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