BRUT – Nicolas Chabanne : Monsieur le Président, j’ai un message pour vous

“Si on rajoute quelques centimes de plus, évidemment on sauve des producteurs, mais nous, on a accès à une alimentation qu’on maîtrise.” Nicolas Chabanne a lancé la marque de lait “C”est qui le patron ?”. Aujourd’hui, il a un message pour le président de la République.

“Monsieur le président, j’ai un message pour vous, c’est le principe de cette vidéo. On a un message pour vous. Voilà une initiative “C’est qui le patron ?!” qui s’appelle: qui a été créée par de simples consommateurs qui voulaient venir en aide aux producteurs. Alors vous la connaissez il y a quelques mois, parlé dans un discours. Ça a été un joli coup de main d’ailleurs pour l’initiative. Et puis, derrière cet immense succès, 140 millions de produits, de… parce que plus de …de briques de lait ont été vendues donc ça a aidé énormément de gens, est née une loi. La loi Alimentation issue des États généraux de l’alimentation. Cette loi, elle prévoit aujourd’hui qu’il n’y ait pas notamment de promotions. Les promotions sur les produits agricoles, je m’adresse aussi aux consommateurs, c’est, alors qu’un producteur a besoin d’un niveau minimum pour vivre, passer en dessous du prix qui d’un seul coup, écrase mécaniquement, mathématiquement, le revenu du producteur. C’est-à-dire qu’on lui enlève sa part de revenus et ça, c’est absolument dramatique. Comment on fait pour que cette loi soit encore plus une réalité ? Allez voir ce film, “Au nom de la terre”. allez tous voir ce film Vous allez voir ce que peut être le quotidien d’un producteur qui travaille 7 jours sur 7 qui, évidemment, met tout son coeur pour faire des produits qu’on consomme. Et qui n’arrive pas à vivre de son métier. Ça crée des drames. Et il y a un enjeu en plus, pour nous, côté consommateurs. C’est que si on rajoute quelques centimes de plus, eh bien, évidemment, on sauve des producteurs mais nous, on a accès à une alimentation qu’on maîtrise. On sait ce qu’on mange, on sait comment elle est faite, par qui et contre quelques centimes, l’équité a une petite soeur, c’est la qualité. Je vais vous montrer sur deux, trois produits ce que ça représente de payer au juste prix des produits qui vont aider les producteurs. Sur le lait. On boit 50 litres par an. Il faut rajouter 8 centimes par litre. 8 centimes fois 50 litres, ça fait 4 euros par an. Voilà ce qu’il faut rajouter sur sa consommation de lait pour passer d’un acte d’achat, bien malgré nous, qui nous associe à une détresse totale à: “Je maîtrise mon acte d’achat, ma consommation et je redonne le sourire à l’autre bout.” Vous avez pour les oeufs, même calcul, 3,30€ par an. Et encore une fois, c’est pas simplement rajouter 3,30€. C’est avoir le bonheur quand on de la farine, le plaisir de savoir qu’on aide des producteurs à vivre de leur métier et en échange, ils nous font des bons produits. La farine, autre découverte incroyable. Quand on a fait ce produit de blé français, pour aider des producteurs on a demandé évidemment quelle était la consommation annuelle de farine, le fait de donner les centimes qui manquent On est arrivés à 70 centimes par an. Cette farine, si vous l’achetez en rajoutant 70 centimes par an, 6 centimes par mois, sont dans la Drôme vous sauvez les familles qui et qui font un merveilleux boulot, à soutenir. C’est valable pour 30 produits aujourd’hui. Vous avez su faire les États généraux de l’alimentation, on a essayé de les faire ensemble. Les consommateurs, de leur côté, ont fait un boulot fabuleux. Comment à un moment donné, on fait en sorte que ça devienne un succès encore plus grand ?”

Journaliste Karine Lambin Montage Céline Rabier

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